Bonne résistance du marché immobilier de luxe

  • Marché national – 19 Juillet 2012 – Le Nouvel Observateur

« Selon Coldwell Banker, les prix immobiliers se stabilisent sur le segment des biens de prestige. »

Le 19 juin dernier le World Wealth Report 2012 de Capgemini et de la Royal Bank of Canada indiquait que la population des millionnaires sur la planète se portait bien et qu’elle était même en augmentation constante : plus de 11 millions de personnes disposeraient d’un patrimoine supérieur à 1 million de dollars en 2012 (environ 814 265 euros). Du coup, l’immobilier de prestige semble à l’abri de la crise. Selon le réseau d’agences immobilières Coldwell Banker, Paris reste une des villes qui attire de façon inconditionnelle les multimillionnaires et les milliardaires de toutes origines. « La conjoncture n’a pas d’impact sur le marché des biens exceptionnels car les milliardaires du monde entier sont dans une frénésie d’achat immobilier », constate Laurent Demeure, président de Coldwell and Banker France & Monaco. La clientèle fortunée achète sans compter dans ce secteur, comme par exemple ces trois étages d’un immeuble achetés dans le 8ème arrondissement dans le but de créer une grande surface en triplex,  pour 7 millions d’euros.
En revanche, le segment des valeurs immobilières entre 1 et 3 millions d’euros subit la crise et les questionnements de plus en plus fréquents de familles qui désirent vendre rapidement leurs biens pour s’expatrier depuis la dernière élection présidentielle. « Une stabilisation des prix est à attendre, pour la fin de l’année, sur les appartements de prestige… Alors que la demande faiblit sur ce segment de marché, l’offre devrait s’accroître avec l’exil de certaines familles fortunées », prévoit Laurent Demeure. Direction Miami, New-York, Londres, Genève ou encore Bruxelles. Le New-York Times a récemment  publié une étude sur l’accroissement des biens immobiliers aux Etats-Unis achetés par des Français (surtout des hommes d’affaires). La politique fiscale qui s’annonce a déjà eu ses premières conséquences. Les retraités auraient une préférence pour la Suisse tandis que les actifs opteraient plutôt pour la Belgique.

Pierre Vigneron.